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Auteur Fil de discussion: Fillette avortée au Brésil: le Vatican soutient l'excommunication  (Lu 103 fois)
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domodi
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« le: 08 Mars 2009 à 20:38:53 »


source de l'info:   http://www.leparisien.fr

                          Le Vatican s'est emparé samedi de la querelle qui déchire  le Brésil  autour du drame de Franzina, volant ainsi au secours de l'Eglise catholique brésilienne. Depuis plusieurs jours, l'histoire de cette fillette de neuf ans oppose l'archevêché de Recife à une partie du gouvernement, dont le ministre de la santé et le président brésilien, Luiz Lula da Silva.

Âgée de neuf ans, violée par son beau-père, l'enfant  a subi un avortement alors qu'elle était enceinte de jumeaux. Pour avoir autorisé cette intervention et pour l'avoir pratiquée, la mère de l'enfant, d'une part, et les membres de  l'équipe médicale, d'autre part,  ont été excommuniés jeudi par Dom José Cardoso Sobrinho, l'archevêque de Recife, au nord-est du Brésil.

Vendredi,  le président brésilien  s'est indigné de cette décision, "déplorant profondément en tant que chrétien et catholique qu'un évêque de l'Eglise catholique ait un comportement aussi conservateur". Réponse du Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation des évêques: l'excommunication de la mère de Franzina est justifiée, car les jumeaux qu'elle portait  "avaient le droit de vivre". Dans un entretien accordé au quotidien italien La Stampa, le cardinal estime qu'il "faut toujours protéger la vie, l'attaque contre l'Eglise brésilienne est injustifiée".

 L'avortement est interdit au Brésil, sauf en cas de viol ou si la grossesse met en danger la vie de la mère. Sergio Cabral, le directeur de la maternité publique où a été pratiquée l'interruption volontaire de grossesse, avait insisté sur les dangers encourus par une très jeune fille pesant à peine 33 kilos et mesurant 1mètre 35. Risques accrus pour une pré-adolescente n'étant pas encore tout à fait pubère.
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fran
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« Répondre #1 le: 08 Mars 2009 à 21:56:38 »

pas de commentaire ........çà me dépasse que l'église catholique en soit encore là.

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domodi
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« Répondre #2 le: 13 Mars 2009 à 23:51:20 »

source de l'info:  http://www.rtlinfo.be/rtl/

                    Après l'avortement réalisé la semaine dernière dans un hôpital de Recife, dans le nord-est du Brésil, l'archevêque José Cardoso Sobrinho avait argué qu'aux yeux de l'Eglise catholique l'avortement était un "crime" et que la loi de Dieu était "au-dessus" de celle des hommes pour justifier l'excommunication.

Néanmoins, pour le secrétaire général de la CNBB, Mgr Dimas Lara Barbosa, la mère de l'enfant a agi "sous la pression des médecins" qui disaient que la fillette allait mourir si la grossesse n'était pas interrompue et c'est pourquoi elle ne peut être excommuniée. "Il faut tenir compte des circonstances", a souligné Mgr Barbosa.

Pour les médecins, "seuls seront excommuniés ceux qui pratiquent l'avortement systématiquement", a ajouté Mgr Barbosa lors d'une conférence de presse.

Le Vatican a justifié quant à lui l'excommunication de la mère et de tout le corps médical. Le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques, a dit que les jumeaux que la fillette portait "avaient le droit de vivre", dans un entretien samedi dernier au quotidien La Stampa.

Dans une tentative de minimiser les déclarations de l'archevêque de Recife qui avait été jusqu'à dire que l'avortement était "pire" que le viol, le président de la CNBB, Mgr Geraldo Lyra Rocha, a déclaré que son collègue avait été mal interprété. "Mgr Sobrinho n'a excommunié personne. Je suis sûr qu'il ne voulait blesser personne mais attirer l'attention sur une certaine permissivité" en ce qui concerne l'avortement.

L'interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n'empêche pas un million de femmes d'avorter clandestinement, lors d'opérations qui coûtent la vie à des milliers d'entre elles chaque année, selon les autorités.
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