tiré du post précédent.............
En décembre, un tribunal saoudien a refusé de prononcer le divorce d'une fillette de huit ans, mariée par son père à un adulte de 58 ans, arguant qu'elle devait d'abord atteindre "la puberté".
Son cas avait été mis en exergue par la presse internationale pour dénoncer le droit saoudien et l'application stricte de la charia. Une fillette saoudienne, mariée par son père à un quinquagénaire en l'échange d'une dot, a finalement obtenu l'annulation de l'union par un tribunal de la ville de Onaiza présidé par un nouveau juge. Le premier juge avait refusé la demande, introduite par la mère, en arguant que la fillette devait atteindre la puberté avant qu'il ne se prononce sur l'affaire. Selon le quotidien Riyadh, ce jugement a été obtenu après l'intervention d'"une importante personnalité" non identifiée.
Après le premier jugement, une responsable du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Anne Veneman, avait exprimé "la profonde inquiétude" de l'organisation, estimant qu'il s'agissait "d'une violation des droits de l'enfant". "L'Unicef se joint à ceux qui ont exprimé leur inquiétude sur le fait que le mariage des enfants contredit les normes acceptées des droits humains. Cela peut aussi avoir des effets à long terme sur le bien être émotionnel, physique et psychologique des enfants", expliquait-elle.
Selon Riyadh, le Conseil consultatif saoudien, une assemblée désignée, examine en ce moment la possibilité de fixer à 18 ans l'âge minimum légal pour le mariage des femmes.