maltraitance-enfants
03 Septembre 2010 à 06:02:54 *
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Auteur Fil de discussion: Violences conjugales envers les femmes  (Lu 191 fois)
domodi
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« le: 11 Janvier 2008 à 11:26:32 »

                    D'après le docteur français Gilles Lazimi, médecin généraliste à Romainville, qui a interrogé cent de ses patientes, une sur cinq a été victime de violences conjugales à un moment de sa vie.

Par ailleurs, en France, en moyenne une femme meurt tous les trois jours à la suite de violences conjugales [étude nationale sur les décès au sein du couple sur les neuf premiers mois de 2006 - Source police-gendarmerie].

On estime qu'en France, il y a plus 1.5 millions de femmes victimes de violences conjugales [enquête nationale sur les violences envers les femmes en France - 2000] et 162 femmes ont été victimes en 2004 d'homicide ou de coups et blessures suivis de mort, au sein de leur couple [observatoire national de la délinquance - étude publiée en 2006]

D'après l'Organisation des Nations unies, une Allemande sur trois serait victime au moins une fois dans sa vie de violences domestiques, de 40% à 80% des Albanaises seraient battues par leur époux. En Pologne, selon une enquête menée en 1997, 9% des femmes interrogées ont admis être battues régulièrement par leur mari.

Une étude menée par l'Organisation mondiale de la santé, basée sur des interviews de 24 000 personnes dans 10 pays différents, montre une prévalence de violence conjugale variant suivant le site entre 15 et 70% des femmes interrogées.

Les femmes subissent en majorité les violences au sein du couple(violences psychologiques, verbales, contraintes économiques, agressions physiques et violences sexuelles.) Elles sont victimes d'hommes immatures, égocentriques ou présentant de graves troubles de la personnalité [rapport du Dr Coutanceau - Ministère de la cohésion sociale - 2006] Pour certains, la violence est la réponse « normale » à ce qu'ils considèrent comme un « refus d'obéissance », ils ont vu leur père frapper leur mère, ont une tolérance minimale à la frustration, ne savent régler autrement les conflits et trouvent donc naturels de frapper leur compagne.

Les mariages forcés et les mutilations sexuelles sont aussi une violence envers les femmes et essentiellement les jeunes filles.
Les enfants témoins ou victimes des violences au sein du couple doivent également être pris en compte. Selon le Dr Coutanceau, 1/3 de ces enfants reproduiront plus tard ces violences.
Très souvent les femmes n'osent pas dénoncer cette violence de peur de représailles sur les enfants du couple: elles se sentent coupables et responsables de l'échec du couple et de la situation de violence. Elles ont aussi peur de se retrouver sans ressources, si elles ne sont pas indépendantes financièrement. Tous ces éléments font que cette situation perdure, malgré des prises en charges sociales et des démarches auprès des forces de l'ordre.

« Dernière édition: 11 Janvier 2008 à 11:29:07 par domodi » Journalisée

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« Répondre #1 le: 20 Février 2008 à 22:39:40 »



             Une femme sur cinq n’a pas porté plainte ni parlé à un tiers des coups qu’elle a subis. C’est ce que révèle une enquête publiée mercredi par l’Insee. Pire: pour les violences sexuelles, la proportion de victimes murées dans leur silence passe à une sur trois.

«Et quand la victime se confie, c'est rarement à la police», qui ne reçoit que 12% des victimes (plainte ou main courante) pour les violences physiques, et 8% pour les violences sexuelles, «soit globalement à peine une sur dix», souligne l’étude, réalisée entre janvier et mars 2007 auprès de 17.500 personnes. Lorsqu’elles se décident à parler, c'est plus souvent à un proche ou un ami (42%) ou à un professionnel (19%) qu'à la police.

«Tout se passe comme si elles cherchaient davantage à être comprises et soignées que vengées, ou comme si elles n'avaient pas confiance dans les chances de voir leur agresseur puni», affirment les auteurs de l'étude. Au total, 6% des femmes âgées de 18 à 59 ans disent pourtant avoir été l'objet d'injures sexistes, 2,5% avoir été agressées physiquement et 1,5% avoir subi un viol ou une tentative de viol en 2005 ou 2006.

 


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« Répondre #2 le: 08 Juillet 2008 à 08:51:58 »


47.573 faits de "violences volontaires sur des femmes majeures par le conjoint ou l'ex-conjoint" ont été enregistrés par les services de police et de gendarmerie en 2007, observe l'OND, "soit 31,3 % de plus qu'en 2004", année de référence.

Selon une méthode de comptage particulière, 18,7 faits de violences conjugales pour 10.000 femmes majeures ont ainsi été constatés en 2007, selon l'OND, chargé de la divulgation des statistiques et études officielles de la délinquance en France.

L'Observatoire précise que ce type de violences "représente 25,6% de l'ensemble des faits" de violences volontaires sur personnes de plus de 15 ans, comme par exemple les coups ou voies de fait, dans la rue, ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) égale ou supérieure à huit jours.

Pour Christophe Soullez, chef de département à l'OND, "c'est la première fois que l'on arrive à ce constat".

Dans les Bouches-du-Rhône par exemple, observe-t-il, entre 2006 et 2007, la hausse des violences volontaires est, "pour 70%", due à la hausse des violences conjugales. "Cela va à l'encontre de bien des idées reçues sur les violences en général", selon lui.

L'OND observe encore que cette évolution des violences conjugales est "continue" depuis 2004. Elle s'est "fortement accentuée" en 2006 et 2007 dans un "contexte de hausse" des violences volontaires globales "auquel celles sur les femmes majeures par conjoints contribuent de façon croissante".

Il publie à l'appui des chiffres de la police et de la gendarmerie département par département.

Il observe à cet égard que le taux de violences conjugales est inférieur à 10 pour 10.000 dans treize départements dont la Creuse (6,1). Il avoisine 50 pour 10.000 en Seine-Saint-Denis (50,1) et en Guyane (49,1).

Dans la moitié des départements, soit une zone centrale allant de la Franche-Comté à la Bretagne via l'Auvergne, toujours selon l'OND, le nombre de faits constatés est inférieur à 15 pour 10.000.

Au nord de Paris, il est de 20 pour 10.000 comme par exemple dans l'Eure ou le Pas-de-Calais. Ailleurs, il "varie". Il est par exemple de 25,3 dans les Bouches-du-Rhône.

La fort taux relevé dans le "93" est sans doute dû, observe l'OND, a une "politique active de lutte contre les violences conjugales" avec une "incitation à déposer plainte".

"C'est moins par son ampleur que par son accélération" que cette hausse des violences conjugales "se distingue de celle des autres faits de violences", a écrit l'OND dans son étude.

Il avance quelques explications dont celle de la "sensibilisation" des services de police et de gendarmerie à ces questions ou "l'évolution de la législation".

Ce n'est pas assez : l'OND plaide pour des enquêtes de victimation poussées, auprès des victimes elles-mêmes, comme cela est fait maintenant chaque année avec l'INSEE. Les enquêtes de victimation visent à recenser le nombre de personnes subissant une violence (matérielle, corporelle ou psychique).

La dernière enquête de victimation, en 2007, montrait ainsi que 10% des femmes déposaient plainte pour violences conjugales. Ce qui fait dire à M. Soullez : "Nous disposons de sources différentes que nous pouvons croiser".

http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/
« Dernière édition: 08 Juillet 2008 à 08:59:09 par domodi » Journalisée

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« Répondre #3 le: 09 Juillet 2008 à 00:30:42 »



        Tu fais tres bien de rappeler que la violence conjugale est quelque chose de grave. C'est triste de lire que cette violence faite aux femmes est en constante augmentation.

   Je demande a toutes les femmes qui subissent des violences conjugales, de bien lire le premier post que domodi a mis a ce sujet. Vous devez prendre les précautions qui y sont écrites. N'hésitez pas a porter plainte. Personne n'a le droit de faire du mal a une femme. Personne.

Tu te rappeles domodi, quand tu as demandé ma main a papa, apres avoir dit oui, il t'a dit une phrase que je vais répèter ici. Il t'a dit - tu ne frappera jamais ta femme, même avec une rose -

Cette phrase est valable pour tous les hommes de la terre.

 
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« Répondre #4 le: 09 Juillet 2008 à 09:31:19 »


    oh que oui, je m'en souviens. C'est comme si c'etait hier. C'etait en avril 1975. Ton papa etait en train de nourrir ses lapins. J'ai "tourné autour du pot" pendant au moins 20 minutes avant d'oser lui demander ta main.
le post que tu as mise, permet de prendre conscience que nous n'avons rien inventé en signe de respect, de gentillesse, d'amour. Nous sommes dans une continuité des valeurs que nous nous devons d'appliquer.

Citation
On estime qu'en France, il y a plus 1.5 millions de femmes victimes de violences conjugales [enquête nationale sur les violences envers les femmes en France - 2000] et 162 femmes ont été victimes en 2004 d'homicide ou de coups et blessures suivis de mort, au sein de leur couple [observatoire national de la délinquance - étude publiée en 2006]

Le plus malheureux dans le texte ci dessus, c'est que nous avons des organismes spécialisés qui ne font que comptabiliser...... mais pour agir dans le vif du sujet, la timidité est de rigueur. En fait, c'est comme pour la maltraitance infantile. Ces fléaux se doivent de perdurer, ce qui permet a un système d'exister. ( etudes..... comptabilisation..... information..... police... tribunal..... maison d'accueil....)  Au fond, rien n'est vraiment fait pour enrayer ces massacres. Le système doit vivre.
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