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Auteur Fil de discussion: interdire les biberons pour bébés contenant du bisphénol  (Lu 62 fois)
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« le: 19 Avril 2008 à 21:58:11 »
       Le gouvernement canadien a annoncé vendredi son intention d'interdire les biberons pour bébés en plastique rigide fabriqués à partir de bisphénol A, ce qui ferait du Canada le premier pays dans le monde à sévir contre ce composé chimique jugé "potentiellement nocif".

"Le Canada deviendra le premier pays au monde à passer à l'acte pour limiter l'exposition au bisphénol A", a-t-il dit en précisant qu'il s'agissait essentiellement d'une mesure de précaution.

   Selon le ministère, des études ont déterminé que la principale source d'exposition des nouveau-nés et des nourrissons se produit lorsque le biberon de polycarbonate est exposé à une température élevée, et lorsque le bisphénol, imprégné dans le revêtement des boîtes de préparation pour nourrissons, migre dans la préparation liquide.

Un rapport préliminaire du gouvernement américain estime que le bisphénol A pourrait provoquer des problèmes hormonaux et neuronaux.

Les découvertes scientifiques provenant de nombreuses études de laboratoires sur des animaux,  "confirment que de faibles niveaux de bisphénol au moment du développement du corps peuvent provoquer des changements dans le cerveau, de la prostate, des glandes mammaires ainsi que l'âge de la puberté chez les filles", indique ce rapport du ministère américain de la Santé rendu public mardi.


Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique issu de la réaction entre deux équivalents de phénol et un équivalent d'acétone. La molécule contient deux groupements fonctionnels phénols, et fait partie des composés organiques aromatiques. Ses autres noms sont aussi 4,4'-(propan-2-ylidène)diphénol ou p,p'-isopropylidènebisphénol.

Risques possibles pour la santé

Le bisphénol A est connu pour s'extraire des plastiques nettoyés avec des détergents puissants ou utilisés pour contenir des acides, ou des liquides à hautes températures. Sa présence a été détectée chez presque tous les humains testés aux États-Unis.

Les premières preuves de l'action oestrogénique du bisphénol A datent des années 1930 durant lesquels il fut administré à des rates ayant subi une ablation des ovaires. Une action comme inhibiteur hormonal a été démontrée pour des concentrations de l'ordre de 2-5 ppm (partie par million) dans des études sur des cellules cancéreuses animales et humaines. Ces effets pourraient entraîner des problèmes de santé chez l'homme, tels qu'une diminution du taux ou de la qualité des spermatozoïdes.

L'industrie du plastique a longtemps affirmé que le bisphénol A est sans danger pour l'homme, minimisant ou réfutant les tests donnant des résultats contraires. 11 études effectuées par des industriels ne mettent aucun risque en évidence, tandis que d'après un rapport de Frederick vom Saal et Claude Hughes 90% des 104 études indépendantes montrent un risque possible. Un rapport précédent rendu public par le Centre pour l'analyse des risques de l'Université Harvard et financé par le Groupement américain du plastique qualifiait le risque de «faible» et «non significatif». Claude Hughes considère dans le rapport de 2004 que cette publication du centre pour l'analyse des risques n'est pas fiable parce qu'elle ne prend en compte que peu des travaux publiés depuis 2001 sur l'effet des faibles doses de BPA sur la santé.

En 2005, une équipe conduite par S.M Belcher a démontré que de faibles taux de bisphénol-A peuvent entraîner une altération du développement du fœtus chez le rat.

En 2006, vom Saal et Welshons ont publié une analyse détaillée expliquant pourquoi certaines études, principalement menées par des laboratoires financés par l'industrie, n'obtenait pas des résultats reproductibles sur les effets à faible dose du bisphénol-A. Un comité scientifique indépendant a réanalysé les données du rapport pour le compte d'une agence du gouvernement américain, et a montré qu'en réalité un effet existe en dépit des conclusions opposées du rapport originel.

Depuis le 18 avril 2008, Santé Canada, l'office public de santé du Canada, a classé le bisphénol A au rang de substance dangereuse. Le Canada a été ainsi le premier pays à classer au rang des toxiques cette substance, ce qui doit amener Etats-Unis et Union européenne à se prononcer.

« Dernière édition: 05 Juin 2009 à 11:01:21 par domodi » Journalisée

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« Répondre #1 le: 21 Octobre 2008 à 22:45:16 »

                     OTTAWA - Tel qu'annoncé la semaine dernière, le Canada est devenu samedi le premier pays au monde à limiter l'utilisation du bisphénol A, alors que ce composé chimique est formellement reconnu comme une substance dangereuse.

Le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement peut maintenant procéder à l'interdiction de l'importation, de la vente et de la promotion de biberons en polycarbonate contenant du bisphénol A.

L'on retrouve notamment du BPA dans des bouteilles de plastique pour bébés, des tasses anti-fuites en plastique dur, dans des bouteilles d'eau réutilisables, des revêtements intérieurs de boîtes de conserves et certains scelants dentaires.

Le gouvernement fédéral a publié sa décision d'inscrire le bisphénol A sur sa liste de substances dangereuses dans la Gazette officielle du Canada.

Si vous souhaitez lire l'intégralité de cette information, cliquez sur le lien ci-dessous.

http://espaceparents.canoe.ca/sante/general/2008/10/21/7155156-pc.html
« Dernière édition: 21 Octobre 2008 à 22:46:55 par domodi » Journalisée

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« Répondre #2 le: 02 Mars 2009 à 18:23:59 »
source de l'info:  www.fenetreeurope.com

Des députés européens appuyés par des ONG demandent à la Commission européenne d'interdire en Europe l'utilisation du Bisphénol A (BPA)dans la fabrication des biberons.


Les députés européens Hanne Dahl, Christel Schaldemose, Hélène Goudin et Carl Schlyter, appuyés par des organisations non gouvernementaes, dont WECF- Women in Europe for a Common Future, ont demandé à la Commission d’interdire l’utilisation, en Europe, du BPA dans la fabrication des biberons.

Le Bisphénol A (BPA) est une substance chimique utilisée dans de nombreux produits, et en particulier dans les plastiques polycarbonates, pour les rendre incassables. Malheureusement cette substance migre facilement, spécialement si le produit est usé, chauffé, ou entre en contact avec des liquides chauds.

De nombreuses études scientifiques ont montré que le Bisphénol A, œstrogène synthétique, que l’on retrouve dans le sang et jusque dans le cordon ombilical, représente un risque grave pour la santé. Il est un perturbateur du système hormonal, et est inscrit sur la liste candidate des perturbateurs endocriniens établie par la DG Environnement. Enfin, de récentes études ont indiqué une corrélation possible avec le diabète, les maladies cardiaques et d’autres maladies graves.

Pour plus d'informations:

http://www.wecf.eu

http://www.projetnesting.fr

           
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« Répondre #3 le: 08 Avril 2009 à 21:18:13 »
source de l'info : http://www.lepoint.fr/

                    Le Réseau environnement santé (RES), qui rassemble des ONG, des professionnels du secteur médical et des malades, vient de remettre en question les propos tenus par Roselyne Bachelot , qui avait conclu que le Bisphénol-A (BPA) n'était pas dangereux pour la santé. Ce composé chimique , présent dans les emballages alimentaires et les biberons, agit comme un perturbateur endocrinien. Selon l'association, le BPA pose "un problème de santé publique majeur".

En réponse à des députés qui réclamaient l'application du principe de précaution, la ministre de la Santé a déclaré, lors d'une séance à l'Assemblée nationale, que des études "fiables" concluaient, "en l'état actuel de la science", à "l'innocuité" du BPA. La ministre faisait alors référence à l'étude menée en novembre 2008 par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), sur saisie de la Direction générale de la santé (DGS) et du ministère de la Santé. L'étude avait conclu : "Pour l'ensemble des groupes de population étudiés, les estimations d'exposition sont inférieures à 30 % de la dose journalière tolérable", fixée en 2006 par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA).

Cependant, le RES, remettant en cause ces conclusions officielles, affirme que d'après certaines études, les "effets surviennent à des doses inférieures à la dose journalière admissible recommandée par l'Afssa". L'association a, en outre, estimé dans un communiqué de presse : "Les déclarations de madame Bachelot (...) sur l'existence d'études fiables concluant à l'innocuité du bisphénol-A sont contraires aux données de la science. (...) Il existe à ce jour 671 études répertoriées, qui, dans leur grande majorité, concluent que le BPA est impliqué dans des problèmes sanitaires majeurs tels que cancer, atteinte de la reproduction, trouble du comportement, diabète et obésité."

André Cicolella, président du RES, souhaite donc que ces études soient prises en compte, et déclare avoir "communiqué tous ces éléments à la directrice de l'Afssa, madame Pascale Briand", sans avoir obtenu de réponse à ce jour. Il demande à être reçu par madame Bachelot "pour lui faire part des données scientifiques disponibles, mais aussi pour lui demander de saisir l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le dysfonctionnement de l'Afssa, qui, dans ce dossier du bisphénol-A, ne remplit pas sa mission de protection de la santé de nos concitoyens".

Au Canada, le gouvernement a interdit l'année dernière la présence de BPA dans les plastiques alimentaires, et aux États-Unis, les députés ont déposé un amendement visant à le faire interdire
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« Répondre #4 le: 05 Juin 2009 à 08:55:34 »

source de l'info : http://www.tv5.org/

Des scientifiques ont critiqué les expertises des agences sanitaires à propos du bisphénol A (BPA), estimant qu'elles se fondent sur des études trop anciennes, basées sur des références "obsolètes".

Une audition publique avait été organisée mercredi soir à l'Assemblée sur les risques du BPA, une molécule que l'on trouve notamment dans le plastique des biberons, à l'initiative du groupe "Santé environnementale" présidé par Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne.

Pour André Cicolella, chimiste et porte-parole du "Réseau environnement santé", les normes sont basées sur une "déontologie discutable" et un "référentiel obsolète". Selon lui, les études concluant à des effets à très faible dose sont majoritaires, même si "les résultats diffèrent selon les sources de financement".

Marie-Christine Favrot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels à l'Agence de sécurité sanitaire des aliments a incriminé la faiblesse méthodologique de ces études, estimant que "sur les bases scientifiques actuelles on ne peut retenir d'effet à basse dose qui soit significatif".

L'Afssa a "conclu à l'absence de risque", a-t-elle rappelé . Selon elle, les biberons contiennent des doses de BPA très inférieures aux doses journalières admissibles.

Le Pr Patrick Fénichel, endocrinologue au CHU de Nice et directeur d'une unité de l'Inserm, a noté la proximité de structure du BPA avec le Distilbène (un produit donné aux femmes enceintes dans les années 60-70 à l'origine de nombreuses malformations).

Il a fait valoir que des doses faibles pouvaient avoir des effets toxiques du fait de l'exposition tout au long de la vie, de la multiplication des perturbateurs endocriniens dont les effets se conjuguent et de la prise en compte des périodes critiques d'exposition, comme l'état foetal ou de nourrisson.

Gérard Bapt s'est étonné que la ministre de la santé Roselyne Bachelot ait été si "péremptoire" sur le BPA, en affirmant fin mars qu'il y avait "des études fiables concluant à l'innocuité" et qu'il n'y avait pas lieu d'appliquer le principe de précaution.

"Elle a été imprudente, alors même qu'il y a des controverses scientifiques", a-t-il souligné, estimant que le principe de précaution qui valait pour le téléphone mobile devait valoir aussi pour les biberons.
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