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http://www.lepoint.fr/ Le Réseau environnement santé (RES), qui rassemble des ONG, des professionnels du secteur médical et des malades, vient de remettre en question les propos tenus par Roselyne Bachelot , qui avait conclu que le Bisphénol-A (BPA) n'était pas dangereux pour la santé. Ce composé chimique , présent dans les emballages alimentaires et les biberons, agit comme un perturbateur endocrinien. Selon l'association, le BPA pose "un problème de santé publique majeur".
En réponse à des députés qui réclamaient l'application du principe de précaution, la ministre de la Santé a déclaré, lors d'une séance à l'Assemblée nationale, que des études "fiables" concluaient, "en l'état actuel de la science", à "l'innocuité" du BPA. La ministre faisait alors référence à l'étude menée en novembre 2008 par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), sur saisie de la Direction générale de la santé (DGS) et du ministère de la Santé. L'étude avait conclu : "Pour l'ensemble des groupes de population étudiés, les estimations d'exposition sont inférieures à 30 % de la dose journalière tolérable", fixée en 2006 par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA).
Cependant, le RES, remettant en cause ces conclusions officielles, affirme que d'après certaines études, les "effets surviennent à des doses inférieures à la dose journalière admissible recommandée par l'Afssa". L'association a, en outre, estimé dans un communiqué de presse : "Les déclarations de madame Bachelot (...) sur l'existence d'études fiables concluant à l'innocuité du bisphénol-A sont contraires aux données de la science. (...) Il existe à ce jour 671 études répertoriées, qui, dans leur grande majorité, concluent que le BPA est impliqué dans des problèmes sanitaires majeurs tels que cancer, atteinte de la reproduction, trouble du comportement, diabète et obésité."
André Cicolella, président du RES, souhaite donc que ces études soient prises en compte, et déclare avoir "communiqué tous ces éléments à la directrice de l'Afssa, madame Pascale Briand", sans avoir obtenu de réponse à ce jour. Il demande à être reçu par madame Bachelot "pour lui faire part des données scientifiques disponibles, mais aussi pour lui demander de saisir l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le dysfonctionnement de l'Afssa, qui, dans ce dossier du bisphénol-A, ne remplit pas sa mission de protection de la santé de nos concitoyens".
Au Canada, le gouvernement a interdit l'année dernière la présence de BPA dans les plastiques alimentaires, et aux États-Unis, les députés ont déposé un amendement visant à le faire interdire